INTERNATIONAL NEWS BLOG

Infos 📡Evénements 📣Divertissement 🤼‍♂ Mode de vie💡Mode👗Beauté💄Inspiration ⚖ Entretien 📻Opinion🗣

 INTERNATIONAL NEWS BLOG

L'affiche d'une femme attachée à une voie ferrée est légale, la justice française se prononce

INB1

INB1

Un tribunal français a jugé que les affiches montrant une femme qui criait, attachée à une voie de chemin de fer et sur le point d'être tuée par un train ne sont pas illégales.

Les annonces ont suscité la controverse et des poursuites judiciaires après leur mise en place autour de la ville de Béziers, dans le sud de la France, en décembre dernier, afin de soutenir une campagne locale visant à amener des trains à grande vitesse (TGV) dans la région.

La photo était sous-titrée: "Avec le TGV, elle aurait moins souffert!"

Les critiques ont déclaré que l'image et le message cautionnaient la violence à l'égard des femmes et exigé que le maire d'extrême droite de Béziers, Robert Ménard, les enlève.

La campagne d'affichage a eu lieu quelques mois après qu'Emilie Hallouin a été tuée par son partenaire dans le nord de la France après avoir été attachée à une voie de TGV.

"Le méprisable Robert Ménard l'a tuée une seconde fois", a tweeté la sénatrice française Laurence Rossignol, demandant la suppression des affiches.

La ministre française de l'égalité, Marlène Schiappa, a qualifié les affiches d '"odieuses" et a déclaré qu'elles devraient faire l'objet d'une enquête approfondie.

Ménard, élu avec le soutien du Front National (maintenant le Rassemblement National), a refusé de les démolir, affirmant qu'il était victime de la rectitude politique. Il a cité l'utilisation d'images similaires dans les films, les dessins animés et les vidéoclips.

"Les réactions scandaleuses et paranoïaques vis-à-vis de notre affiche en disent long sur l'ordre moral qui règne dans le pays", a-t-il tweeté.

Lors d'une audience antérieure l'année dernière, le tribunal a refusé d'ordonner le retrait des affiches.

Cette semaine, le tribunal administratif de Montpellier a jugé que les affiches montraient «un humour douteux et provocant» mais ne «promouvaient pas la violence à l'égard des femmes… et ne ciblaient aucun type de personne en particulier».

"Ces affiches ne constituent pas une atteinte à la dignité humaine et ne constituent pas une forme de harcèlement à l'égard d'un sexe féminin", a ajouté le jugement.

Ménard a ensuite tweeté que l'affaire était une "inquisition en jupons".

Depuis, la mairie de Béziers a retiré les affiches, affirmant qu'elles avaient rempli leur objectif d'attirer l'attention des médias et du public sur sa campagne pour une nouvelle ligne de TGV Hérault. Il a toujours nié que la campagne ait été inspirée par le meurtre de Hallouin.

Dans un communiqué publié après la décision de cette semaine, le tribunal a qualifié la décision du tribunal de "fessée légale" pour Schiappa.

 Emilie Hallouin was killed by her partner in northern France after being tied to TGV tracks.

 

 

( ENGLISH ) <<>>

 

 

A French court has ruled that posters showing a screaming woman tied to railway tracks and about to be killed by a train are not illegal.

The advertisements sparked controversy and legal action after they were put up around the southern French town of Béziers last December to support a local campaign to get high-speed trains (TGVs) to the area.

The picture was captioned: “With the TGV she would have suffered less!”

Critics said the image and message condoned violence against women and demanded the far-right mayor of Béziers, Robert Ménard, take them down.

The poster campaign came months after Emilie Hallouin was killed by her partner in northern France after being tied to TGV tracks.

“The despicable Robert Ménard has killed her a second time,” the French senator Laurence Rossignol tweeted, calling for the removal of the posters.

The French equality minister, Marlène Schiappa,called the posters “odious” and said they should be fully investigated.

Ménard, elected with the support of the Front National (now the Rassemblement National) refused to take them down, insisting he was the victim of political correctness. He cited the use of similar images in films, cartoons and music videos.

“The outrageous and paranoid reactions to our poster speak volumes about the moral order that plagues the country,” he tweeted.

At an earlier hearing last year, the court refused to order the removal of the posters.

This week, the administrative court in Montpellier ruled the posters showed “a doubtful and provocative humour” but did not “promote violence against women … and do not target any type of person in particular”.

“These posters are not an attack on human dignity and do not constitute a form of harassment with regard to those of a female sex,” the judgment added.

Afterwards, Ménard tweeted that the case was an “inquisition in petticoats”.

Béziers town hall has since removed the posters, claiming they had fulfilled their purpose to draw media and public attention to its campaign for a new TGV Hérault line. It has always denied that the campaign had been inspired by Hallouin’s murder.

In a statement after this week’s ruling, it described the court’s decision as a “legal spanking” for Schiappa.

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article