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Zimbabwe : manifestation de l'opposition pour dénoncer "la misère"

INB1

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Des milliers de partisans de l’opposition zimbabwéenne ont défilé jeudi à Harare, placé sous haute surveillance à l’occasion de la première manifestation anti-gouvernementale depuis la répression post-électorale en août, a constaté un journaliste de l’AFP.

Le 1er août, six personnes avaient été tuées quand les forces de sécurité avaient ouvert le feu dans la capitale sur des partisans de l’opposition. Ces derniers dénonçaient des fraudes lors des élections générales du 30 juillet remportées par la Zanu-PF, au pouvoir depuis l’indépendance en 1980, et le président sortant Emmerson Mnangagwa, qui a été reconduit à son poste.

Ce dernier avait pourtant promis que ces scrutins marqueraient le début d’une nouvelle ère pour le Zimbabwe, à peine sorti de trente-sept ans du règne autoritaire de Robert Mugabe, contraint à la démission en novembre 2017.

Quand nous nous sommes unis contre Mugabe, nous ne nous attendions pas à cela (la crise). Nos vies sont pires qu'en novembre

“Mnangagwa doit partir”, “Vous m’avez volé mon vote, rendez-le moi s’il vous plaît”, pouvait-on lire sur des affiches brandies jeudi par des manifestants.

Mais l’essentiel de la colère de l’opposition se focalisait sur les problèmes économiques du pays, alors que la population doit faire face à des pénuries de produits essentiels comme le pain, l’huile ou encore l’essence.

“Les Zimbabwéens souffrent. Le pays n’a pas de pétrole”, a déclaré à la foule Nelson Chamisa, le chef du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), la principale formation de l’opposition, qui avait appelé à cette manifestation.

“Quand nous nous sommes unis contre Mugabe, nous ne nous attendions pas à cela (la crise). Nos vies sont pires qu’en novembre” dernier, a-t-il ajouté.

Des promesses difficiles à tenir
Nelson Chamisa a demandé que les fonctionnaires soient payés en dollars et il a réclamé la suppression d’une taxe de 2 %, récemment introduite sur toutes les transactions électroniques, très prisées des Zimbabwéens en raison du manque de liquidités.

“Il y a une crise de légitimité” de la part du pouvoir, a estimé Nelson Chamisa. “Nous n’allons pas nous battre contre M. Mnangagwa avec des armes car nous ne croyons pas aux armes”, a-t-il cependant insisté, assurant que “le changement allait arriver”.

“On est dans la misère. On doit résoudre la situation rapidement”, a estimé, parmi les manifestants, Rachel Chakanetsa, une veuve de 53 ans. “Le prix des produits de base augmente et on ne peut pas avoir accès aux médicaments dans les pharmacies” où les stocks sont épuisés, a-t-elle expliqué.

“Il n’y a pas d’emploi. Le gouvernement actuel ne fait rien pour résoudre nos problèmes”, a estimé pour sa part Donald Bango, un garde de sécurité de 25 ans.

Emmerson Mnangagwa, qui a succédé à Robert Mugabe il y a un an, s’est engagé à sortir le pays de la crise économique et financière dans laquelle il est englué depuis deux décennies, mais les Zimbabwéens ont récemment renoué avec des étals vides dans les supermarchés et les pharmacies.

 

 

( ENGLISH ) <<>>

 

 

 

Thousands of Zimbabwean opposition supporters marched on Thursday in Harare, under surveillance at the first anti-government demonstration since the post-election crackdown in August, an AFP journalist said.

On 1 August, six people were killed when security forces opened fire in the capital on opposition supporters. The latter denounced frauds in the July 30 general elections won by Zanu-PF, in power since independence in 1980, and outgoing President Emmerson Mnangagwa, who was reappointed to his post.

The latter had promised that the polls would mark the beginning of a new era for Zimbabwe, just out of thirty-seven years of the authoritarian rule of Robert Mugabe, forced to resign in November 2017.

When we united against Mugabe, we did not expect that (the crisis). Our lives are worse than in November

"Mnangagwa must leave", "You stole my vote, please give me back," could be read on posters held by protesters on Thursday.

But most of the opposition's anger focused on the country's economic problems, as people face shortages of essential products such as bread, oil and gasoline.

"Zimbabweans are suffering. The country has no oil, "Nelson Chamisa, the leader of the main opposition Movement for Democratic Change (MDC), who called for the protest, told the crowd.

"When we united against Mugabe, we did not expect that (the crisis). Our lives are worse than in November last, "he added.

Promises difficult to hold
Nelson Chamisa demanded that officials be paid in dollars and he demanded the removal of a 2% tax, recently introduced on all electronic transactions, very popular with Zimbabweans because of lack of liquidity.

"There is a crisis of legitimacy" from the power, said Nelson Chamisa. "We will not fight Mr. Mnangagwa with weapons because we do not believe in weapons," he insisted, however, assuring that "the change would happen."

"We are in misery. We must resolve the situation quickly, "said Rachel Chakanetsa, a 53-year-old widow. "Commodity prices are rising and we can not get access to drugs in pharmacies" where stocks are depleted, she explained.

"There is no job. The current government is doing nothing to solve our problems, "said Donald Bango, a 25-year-old security guard.

Emmerson Mnangagwa, who succeeded Robert Mugabe a year ago, has committed to pulling the country out of the economic and financial crisis in which it has been stuck for two decades, but Zimbabweans have recently returned to empty stalls in the country. supermarkets and pharmacies.

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