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Congo : à Pointe-Noire, « des exécutions sommaires sous prétexte de la lutte contre la criminalité » (ONG)

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Dans le cadre de la lutte contre des gangs appelés bébés noirs, la force publique du Congo procède par des arrestations et des exécutions. Pourtant, estiment des ONG basées à Pointe-Noire, tout le monde n’est pas bébé noir et qu’il faut respecter la présomption d’innocence.

Sous l’impulsion de la Commission diocésaine justice et paix (CDJP), une ONG proche de l‘Église catholique spécialisée dans la promotion et la défense des droits de l’homme, des juristes, des responsables d’ONG et des proches de victimes ont échangé avec la presse ce samedi 22 décembre à Pointe-Noire.

Placés sous le thème « Le droit à la vie », ces échanges ont valu tout leur pesant d’or, car il fallait présenter la situation des droits de l’homme dans la capitale économique du Congo. Une ville de Pointe-Noire qui, depuis plus de deux ans, vit dans la psychose.

En cause, des braquages, des cambriolages et des meurtres perpétrés par des gangs appelés bébés noirs. Selon des populations, « il ne se passe pas un seul jour à Pointe-Noire sans que l’on ne déplore un cas de braquage ». Un état de choses que la force tient à stopper. Entre arrestations et exécutions, les agents de l’ordre se battent bec et ongles pour en découdre avec la criminalité.

Là où le bât blesse
Or, dans cette lutte sans merci contre les bébés noirs, quelque chose semble clocher dans l’esprit de certains Ponténégrins (habitants de Pointe-Noire). « Mon frère a été arrêté chez lui. Il se disputait dehors avec sa femme. Un véhicule de la gendarmerie qui passait par là, l’a embarqué. Et plutôt que de le présenter au procureur, les gendarmes nous ont appelés pour nous annoncer la mort de notre parent. On nous a même interdit d’organiser une veillée et l’enterrer dignement parce que c‘était soi-disant un bandit », a témoigné un parent.

« Mon fils a été abattu par la police. Il sortait d’une salle de cinéma aux environs de 23 heures. Quand nous sommes allés nous plaindre, on nous a fait savoir qu’il était fiché comme un bébé noir. Nous aussi, on nous a dit de ne pas organiser des funérailles pour un malfaiteur », déplore un autre parent.

Ces deux témoignages font partie des neuf cas documentés par la CDJP et le groupe d’action contre l’impunité, une ONG constituée de près de sept avocats du barreau de la capitale économique du Congo. « Comme vous l’avez suivi, tous ces cas que nous suivons n’ont rien à voir avec les bébés noirs. Ce sont de pauvres innocents », a déploré Brice Makosso, secrétaire général de la CDJP.

« On a l’impression que la lutte contre la criminalité est un blanc-seing donné à nos agents de l’ordre pour exécuter les citoyens. Certes, on doit lutter contre la criminalité. Mais, que l’on tienne compte de l’article 9 de notre Constitution et de l’article 11 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 dont le Congo est signataire », a lancé Me Eulalie Kolyardo, membre du groupe d’action contre l’impunité.

« Nous attendons des réponses idoines de la part de nos tribunaux pour que justice soit rendue aux victimes ».

Mais, d’après des observateurs, de nombreux parents s’abstiennent de porter plainte ou de se confier aux ONG par peur de représailles.

 

 

( ENGLISH ) <<>>

 

 

As part of the fight against gangs called black babies, the Congo's public force proceeds with arrests and executions. Yet, say NGOs based in Pointe-Noire, not everyone is a black baby and must respect the presumption of innocence.

Under the leadership of the Diocesan Justice and Peace Commission (CDJP), an NGO close to the Catholic Church specializing in the promotion and defense of human rights, lawyers, NGO leaders and relatives of victims have traded with the press this Saturday, December 22 in Pointe-Noire.

Placed under the theme "The right to life", these exchanges earned their weight of gold because it was necessary to present the human rights situation in the economic capital of Congo. A city in Pointe-Noire which, for more than two years, lives in psychosis.

Involved robberies, burglaries and murders perpetrated by gangs called black babies. According to populations, "it does not happen a single day in Pointe-Noire without one deplores a case of robbery." A state of affairs that the force wants to stop. Between arrests and executions, the police officers fight tooth and nail to fight with crime.

Where the shoe pinches
But in this merciless fight against black babies, something seems to be in the minds of some Pontenegrins (inhabitants of Pointe-Noire). "My brother was arrested at his home. He was arguing outside with his wife. A vehicle of the gendarmerie which passed by there, embarked it. And instead of presenting it to the prosecutor, the gendarmes called us to announce the death of our parent. We were even forbidden to organize a vigil and bury him with dignity because he was supposedly a bandit, "said a relative.

"My son was shot dead by the police. He was coming out of a movie theater around 11 pm When we went to complain, we were told that he was stuck like a black baby. We, too, were told not to organize a funeral for a malefactor, "said another parent.

These two testimonies are among the nine cases documented by the CDJP and the action group against impunity, an NGO made up of nearly seven lawyers from the bar of the economic capital of Congo. "As you have followed, all these cases we follow have nothing to do with black babies. They are poor innocents, "lamented Brice Makosso, general secretary of the CDJP.

"It seems that the fight against crime is a blank check given to our law enforcement officers to execute the citizens. Certainly, we must fight against crime. But, take into account Article 9 of our Constitution and Article 11 of the 1948 Universal Declaration of Human Rights of which the Congo is a signatory, "said Eulalie Kolyardo, a member of the group. action against impunity.

"We are waiting for appropriate answers from our courts to ensure justice for the victims."

But according to observers, many parents refrain from filing complaints or confiding in NGOs for fear of reprisals.

 

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