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Droits de l'homme : les meilleurs élèves africains, d'après Amnesty International

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Si plusieurs pays d’Afrique sont réputés être dévoreurs des droits de l’homme, il est de ceux qui fournissent des efforts. Ainsi que l’a constaté cette année, Amnesty International.

L’humanité célèbre ce 10 décembre, la 70è édition de la journée internationale des droits de l’homme. L’occasion pour des institutions de l’ONU et des organisations de la société civile du monde entier de faire le point sur l‘évolution de la situation des droits de l’homme à travers la planète.

Si en Afrique, la situation est souvent des plus déplorables, il est des pays dans le continent qui s’efforcent de sortir du lot des prédateurs des droits humains. Et si c‘était une émulation, c’est l‘Éthiopie qui occuperait la première marche du podium.

Amnesty international (AI) met en avant la libération des prisonniers politiques, la levée d’interdiction de beaucoup de partis d’opposition considérés auparavant comme des organisations terroristes de multiples gestes d’apaisement faits par le Premier ministre Abiy Ahmed depuis son arrivée au pouvoir en avril dernier.

>>> LIRE AUSSI : Éthiopie : la guerre contre des « prédateurs » des droits de l’homme
Mais, il n’y a pas que l‘Éthiopie. D’autres pays africains ont, selon AI, réalisé des progrès en matière de respect des droits humains. C’est le cas de l’Angola où Rafael Marques et Mariano Brás deux journalistes pourfendeurs du régime de Luanda, ont été acquittés des charges d’injure et de diffamation qui pesaient sur eux au temps de José Eduardo dos Santos.

Cerise sur le gâteau, Rafael Marques a été récemment reçu en tête-à-tête par le chef de l‘État angolais, Joao Lourenço pour débattre des mesures contre la corruption qui mine la société angolaise à tous les niveaux ou presque. Un « noble geste » salué par le journaliste anti-corruption.

>>> LIRE AUSSI : Angola – Joao Lourenço : une rencontre pour s’excuser auprès du journaliste Rafaël Marques
Cameroun, RDC, Togo,….mauvais élèves
S’agissant des mauvais élèves, l’ONG de défense des droits humains épingle des pays comme le Togo, le Cameroun, la Mauritanie et la RDC. Et chacun d’eux a sa part d’incriminations. La RDC est citée comme prédatrice des droits de l’homme à cause de multiples répressions sanglantes (près de 7 morts en janvier par exemple) de manifestations pacifiques.

Quant au Togo, AI évoque l’arrestation des militants de l’opposition lors des manifestations. Et comme en RDC ou dans bien de pays africains, les manifestations pacifiques sans mort d’hommes sont quasiment rares comme les beaux jours. Deux personnes ont par exemple péri samedi dernier du fait de la répression « sauvage » des manifestations contre les législatives du 20 décembre.

Pour le Cameroun, AI se réfère entre autres au cas de Franklin Mowha, président de l’ONG Frontline Fighters for Citizen Interests (FFCI). Également membre du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale ( REDHAC), Franklin Mowha menait des activités de monitoring des violations des droits de l’homme en lien avec la crise anglophone. Mais, il manque à l’appel depuis août dernier. C’est une « probable disparition forcée », conclut l’institution.

À propos de la Mauritanie, il s’agit de l’arrestation en août dernier de 13 militants de l’ONG anti-esclavagiste Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) pour « usage de la violence ».

Reste à savoir s’il y aura davantage d’améliorations en 2019.

 

 

( ENGLISH ) <<>>

 

 

While many African countries are known to be devourers of human rights, they are among those who make efforts. As noted this year, Amnesty International.

Humanity is celebrating December 10, the 70th edition of the International Human Rights Day. The opportunity for UN institutions and civil society organizations from around the world to take stock of the changing human rights situation around the globe.

While in Africa, the situation is often deplorable, there are countries in the continent that are trying to get out of the trap of human rights predators. And if it was an emulation, Ethiopia would take the first step of the podium.

Amnesty International (AI) calls for the release of political prisoners, the lifting of the banning of many opposition parties previously considered as terrorist organizations, multiple acts of appeasement by Prime Minister Abiy Ahmed since he took office last April.

>>> READ ALSO: Ethiopia: the war against "predators" of human rights
But, it's not just Ethiopia. Other African countries, according to AI, have made progress in respect of human rights. This is the case of Angola, where Rafael Marques and Mariano Brás, two journalists who were the defenders of the Luanda regime, were acquitted of charges of insult and defamation against them at the time of José Eduardo dos Santos.

The icing on the cake, Rafael Marques was recently received head-to-head by the Angolan head of state, Joao Lourenço to discuss measures against corruption that undermines the Angolan society at all levels or almost. A "noble gesture" hailed by the anti-corruption journalist.

>>> READ ALSO: Angola - Joao Lourenço: a meeting to apologize to journalist Rafaël Marques
Cameroon, DRC, Togo, ... poor students
Regarding bad students, the human rights NGO pinpoints countries such as Togo, Cameroon, Mauritania and the DRC. And each of them has its share of incriminations. The DRC is cited as a predator of human rights because of multiple bloody repressions (nearly 7 dead in January for example) of peaceful protests.

As for Togo, AI refers to the arrest of opposition activists during the protests. And as in the DRC or in many African countries, peaceful demonstrations without death of men are almost rare as sunny days. For example, two people died last Saturday because of the "savage" crackdown on protests against the legislative elections of 20 December.

For Cameroon, AI refers among other things to the case of Franklin Mowha, president of the NGO Frontline Fighters for Citizen Interests (FFCI). Also a member of the Network of Human Rights Defenders in Central Africa (REDHAC), Franklin Mowha led activities to monitor human rights violations in connection with the Anglophone crisis. But, it misses the call since last August. It is a "probable enforced disappearance", concludes the institution.

About Mauritania, this is the arrest last August of 13 activists of the anti-slavery NGO Initiative for the Resurgence of the Abolitionist Movement (IRA) for "use of violence".

It remains to be seen if there will be more improvements in 2019.

 

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