Infos📡 Evénements📣 Divertissement🤼‍♂ Argent💶 Relation👨‍👨‍👧‍👦 Beaute💄 Inspiration⚖ Sante🩺 Opinion🗣

 INTERNATIONAL NEWS BLOG

Cameroun : au moins 4 tués dans le Sud-Ouest anglophone depuis lundi

INB1
INB1
INB1
INB1

INB1

Au moins quatre personnes ont été tuées depuis lundi dans la région du Sud-Ouest du Cameroun, l’une des deux régions anglophones du pays en conflit, où les séparatistes ont décidé de paralyser les activités durant 10 jours, selon des sources locales.

Lundi, deux étudiants ont été tués par des séparatistes présumés à Buea, chef-lieu du Sud-Ouest, a indiqué à l’AFP une source proche des autorités régionales, confirmant une information donnée par des témoins.

L’assassinat des deux étudiants est “un acte de représailles” des séparatistes opposés au fonctionnement des établissements scolaires au Cameroun anglophone, selon la source proche des autorités.

Lundi également, un militaire a été “assassiné” à Limbe, ville voisine de Buea, selon des sources concordantes.

“C’est assez tendu en ce moment, la ville tourne à peine. Nous avons dû quitter précipitamment nos bureaux (jeudi matin) à cause d’une alerte faisant état d’une arrivée imminente des Amba boys (combattants séparatistes)”, a affirmé un agent communal de Limbé. “Une voiture a été incendiée vers l’entrée de la ville”, a-t-il ajouté.

A Buea, où des tirs ont été entendus et des voitures brûlées mercredi, un homme a été décapité et sa tête recouverte d’un béret militaire, selon des témoins.

>>> LIRE AUSSI : Cameroun – Crise anglophone : échanges de tirs à Buea, un lycée attaqué dans l’Ouest 
Un gradé de l’armée à Yaoundé a confirmé l’information à l’AFP, sans dire s’il s’agissait ou nom d’un militaire comme l’ont soutenu des témoins.

De nombreuses personnes ont été interpellées à Buea mercredi.
Les séparatistes anglophones qui ont pris les armes depuis plus d’un an dans le but d’obtenir l’indépendance des régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, ont décidé d’y imposer 10 jours “ville morte”, du 5 au 14 février.

Leur objectif est d’empêcher la tenue le 11 février de la fête nationale de la Jeunesse.

C’est à cette date qu’un référendum organisé en 1961 avait abouti au ralliement des deux régions anglophones au reste du Cameroun francophone.

“Depuis hier (mercredi), il n’y a pas d’activité”, a affirmé un habitant de Buea.

“Tout est paralysé ce jour (jeudi), à part quelques voitures militaires et de rares véhicules de particulier qui circulent”, a rapporté un autre.

Les autorités régionales ont récemment menacé de sanctionner les fonctionnaires qui respecteraient les appels à la “ville morte”.

 

 

( ENGLISH ) <<>>

 

 

At least four people have been killed since Monday in South West Cameroon, one of two Anglophone regions in the country in conflict, where separatists have decided to paralyze activities for 10 days, according to local sources.

Monday, two students were killed by suspected separatists in Buea, capital of Southwest, told AFP a source close to regional authorities, confirming information given by witnesses.

The assassination of the two students is "an act of reprisal" separatists opposed to the operation of schools in English-speaking Cameroon, according to the source close to the authorities.

Also Monday, a soldier was "murdered" in Limbe, a city near Buea, according to concordant sources.

"It's pretty tense right now, the city is barely running. We had to leave our offices hurriedly (Thursday morning) because of an alert about an imminent arrival of Amba boys (separatist fighters), "said a municipal agent of Limbe. "A car was burned to the entrance of the city," he added.

In Buea, where shots were fired and cars burned on Wednesday, a man was beheaded and his head covered with a military beret, witnesses said.

>>> READ ALSO: Cameroon - Anglophone crisis: exchanges of fire in Buea, a school attacked in the West
An army officer in Yaoundé confirmed the information to AFP, without saying whether it was or name of a military as witnesses have argued.

Many people were arrested in Buea on Wednesday.
The English-speaking separatists who took up arms for more than a year in order to gain independence from the South West and North West regions, decided to impose 10 days "dead city", from 5 February 14th.

Their goal is to prevent the holding of the National Youth Day on February 11th.

It was on this date that a referendum held in 1961 led to the rallying of the two English-speaking regions to the rest of French-speaking Cameroon.

"Since yesterday (Wednesday), there is no activity," said a resident of Buea.

"Everything is paralyzed today (Thursday), except for some military cars and rare private vehicles that circulate," said another.

Regional authorities have recently threatened to punish officials who respect calls to the "dead city".

 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article