INTERNATIONAL NEWS BLOG

Infos📡 Evénements📣 Divertissement🤼‍♂ Argent💶 Relation👨‍👨‍👧‍👦 Beaute💄 Inspiration⚖ Sante🩺 Opinion🗣

 INTERNATIONAL NEWS BLOG

Devant un million de Malgaches, le pape s'en prend à la "culture du privilège"

INB1
INB1
INB1
INB1
INB1

INB1

INB1

Le pape François a dénoncé dimanche à Madagascar la “culture du privilège” devant près d’un million de personnes venues des quatre coins du pays pour assister à une messe géante en lisière de la capitale Antananarivo.

Organisée sur le site de “Soamandrakizay” (“Un bien pour l‘éternité” en langue locale), un ancien vignoble de 60 hectares spécialement aménagé, la célébration a rassemblé “autour d’un million de personnes”, s’est réjoui un porte-parole du Vatican.

Sur l’immense terrain proche de la capitale, les fidèles ont attendu pendant de longues heures le pape assis sur des bâches en plastique, se protégeant tant bien que mal de la poussière rouge de la terre balayée par le vent qui s’infiltrait dans les yeux et les narines.

Je suis tout à fait d'accord avec le Saint Père, tous les enfants de Dieu devraient être égaux en tout point
Parés de chapeaux jaunes et blanc à l’effigie de François, ils ont salué dans la ferveur le souverain pontife, arrivé sur le site à bord d’une “papamobile” fabriquée à Madagascar.

Au premier rang, juste devant la tribune, les “VIP” endimanchés bénéficiaient de confortables chaises protégées de bâches blanches.

L’homélie du pape a semblé s’adresser d’abord à eux, nantis d’un pays dont les neuf dixièmes des 25 millions d’habitants survivent avec moins de deux dollars par jour.

Il ne faut pas “manipuler l’Evangile” mais “construire l’histoire dans la fraternité et la solidarité, dans le respect gratuit de la terre et de ses dons contre toute forme d’exploitation”, a-t-il dit.

‘Privilège et exclusion’

François s’en est pris “à certaines pratiques qui aboutissent à la culture du privilège et de l’exclusion”, critiquant tous ceux qui pensent que “+ la parenté + devient la clé décisive et déterminante de tout ce qui est juste et bon”.

Devant la foule, pour qui le consumérisme constitue un rêve inaccessible, le pape a souligné que les richesses ne permettaient pas forcément de se rapprocher de Dieu. Et de dénoncer “la course à l’accumulation” qui devient “étouffante et accablante”, “aggravant l‘égoïsme et l’utilisation de moyens immoraux”.

Ses propos ont été bien accueillis par les fidèles.

“Je suis tout à fait d’accord avec le Saint Père, tous les enfants de Dieu devraient être égaux en tout point”, a estimé Soa Clara, 21 ans.

“Le Pape a évoqué le mal de ce pays, il faut avoir des pistons partout pour réussir dans la vie. Vos diplômes ne sont pas suffisants pour réussir”, a renchéri Mathilde Vero, 39 ans, mère de deux enfants.

Elu à la tête du pays en décembre dernier, le président Andry Rajoelina, qui a assisté à la messe du pape avec son épouse, a assuré lui aussi “souscrire” à son message.

Président des “faibles”

“En tant que chrétien et homme d’Etat, je mène un combat sans relâche contre la corruption, la pauvreté et les maux qui minent Madagascar”, a-t-il écrit sur son compte Twitter, “avec le gouvernement, nous agissons d’abord pour les faibles”.

Madagascar figure au 152e rang sur 180 dans le classement de la perception de la corruption de Transparency International.

Samedi, lors d’une rencontre avec les autorités politiques et civiles du pays, le pape avait déjà appelé à lutter contre “la corruption et la spéculation qui augmentent la disparité sociale”, évoquant “la grande précarité” parfois “inhumaine” de la population de l‘île.

Depuis son arrivée dans le pays, une foule ardente guette le passage de la voiture du pape à chacun de ses déplacements, le long de routes accidentées le long de rizières, bordées de fours à briques artisanaux et de modestes étals de fruits.

L’instabilité politique du pays a freiné son développement économique, essentiellement basé sur l’agriculture, avec notamment l’exportation de la vanille et du cacao.

A Madagascar, cinquième plus grande île du monde (587.000 km2), beaucoup d’habitants ne mangent pas à leur faim et ne vont pas à l‘école.

Dans cette île majoritairement chrétienne qui compte un tiers de catholiques, les institutions religieuses jouent un rôle fondamental dans l‘éducation et la santé.

Dimanche après-midi, le pape est attendu dans la cité d’Akamasoa (“Bons amis” en malgache). Son fondateur, le père Pedro, Argentin comme le pape, a sorti des milliers de personnes de la misère en créant sur les immondices d’une ancienne décharge une ville de 25.000 habitants.

Figure incontournable du catholicisme à Madagascar, le père Pedro, 71 ans, y est considéré comme “le bras de Dieu” voire “le deuxième pape” par ceux qui lui doivent une vie meilleure.

 

 

 

 

( ENGLISH )

 

 

 

 

Pope Francis denounced Sunday in Madagascar the "culture of privilege" in front of nearly a million people from all over the country to attend a giant Mass on the edge of the capital Antananarivo.

Organized on the site of "Soamandrakizay" ("A good for eternity" in the local language), a former vineyard of 60 hectares specially arranged, the celebration gathered "around a million people", welcomed a spokesman of the Vatican.

On the huge land near the capital, the faithful waited for long hours the pope sitting on plastic sheets, protecting themselves somehow from the red dust of the wind-swept land that seeped into the eyes and nostrils.

I fully agree with the Holy Father, all children of God should be equal in every respect
Adorned with yellow and white hats in the effigy of Francis, they greeted in fervor the sovereign pontiff, arrived on the site aboard a "papamobile" made in Madagascar.

In the front row, just in front of the grandstand, the "VIPs" were dressed in comfortable chairs protected by white tarpaulins.

The pope's homily seemed to be addressed first to them, with a country where nine tenths of the 25 million people survive on less than two dollars a day.

We must not "manipulate the Gospel" but "build history in fraternity and solidarity, in the free respect of the land and its gifts against all forms of exploitation", he said.

'Privilege and exclusion'

François attacked "certain practices that lead to the culture of privilege and exclusion", criticizing all those who think that "+ kinship + becomes the decisive and determining key to all that is right and good" .

In front of the crowd, for whom consumerism is an inaccessible dream, the pope stressed that wealth does not necessarily allow to get closer to God. And denounce "the race for accumulation" which becomes "stifling and overwhelming", "aggravating egoism and the use of immoral means".

His words were well received by the faithful.

"I fully agree with the Holy Father, all children of God should be equal in every respect," said 21-year-old Soa Clara.

"The Pope spoke of the evil of this country, you have to have pistons everywhere to succeed in life. Your degrees are not enough to succeed, "said Mathilde Vero, 39, a mother of two.

Elected President of the country last December, President Andry Rajoelina, who attended the Pope's Mass with his wife, also assured "to subscribe" to his message.

President of the "weak"

"As a Christian and statesman, I am fighting relentlessly against corruption, poverty and the ills that plague Madagascar," he wrote on his Twitter account. "With the government, we are acting first for the weak ".

Madagascar ranks 152nd out of 180 in Transparency International's Corruption Perceptions Ranking.

Saturday, during a meeting with the political and civil authorities of the country, the pope had already called to fight against "corruption and speculation that increase the social disparity", evoking "the great precariousness" sometimes "inhuman" of the population from the island.

Since his arrival in the country, an ardent crowd watches the passage of the car of the pope with each one of its displacements, along rough roads along paddy fields, lined with artisanal brick kilns and modest stalls of fruits.

The political instability of the country has slowed down its economic development, mainly based on agriculture, including the export of vanilla and cocoa.

In Madagascar, the fifth largest island in the world (587,000 km2), many people do not have enough to eat and do not go to school.

In this predominantly Christian island of one third of Catholics, religious institutions play a fundamental role in education and health.

Sunday afternoon, the pope is expected in the city of Akamasoa ("Good friends" in Malagasy). Its founder, Father Pedro, Argentinian as the Pope, has taken thousands of people out of misery by creating a city of 25,000 inhabitants on the rubbish of an old dump.

An essential figure of Catholicism in Madagascar, Father Pedro, 71, is considered "the arm of God" or "the second pope" by those who owe him a better life.

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article