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Critiqué, le premier chef noir de l'opposition sud-africaine démissionne

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Le chef noir de l’opposition sud-africaine, Mmusi Maimane, a annoncé mercredi qu’il démissionnait de la direction de son parti, déchiré par un débat sur la question raciale après son cuisant revers aux élections générales de mai dernier.

Depuis des semaines, M. Maimane, 39 ans, faisait l’objet de vives critiques au sein de l’Alliance démocratique (DA), un mouvement largement considéré comme un parti de Blancs, dont il a été le premier Noir à prendre la tête en 2015.

“C’est avec tristesse mais pour continuer mon combat pour la politique à laquelle je crois et pour le pays que j’aime que je quitte aujourd’hui mes fonctions”, a-t-il déclaré.

Dans une longue déclaration, le député a justifié sa décision par les “attaques coordonnées” d’une frange du parti opposée à sa politique en faveur de la majorité noire du pays.

“J’ai pris des mesures pour favoriser une plus grande diversité (…) notamment en faveur des jeunes candidats noirs”, a lancé Mmusi Maimane, rappelant qu‘à ses yeux, “l‘émancipation des Noirs ne signifie pas l’asservissement des Blancs”.

“Ces derniers mois, il est devenu évident qu’il existait au sein de la DA un groupe qui n‘était pas d’accord avec moi”, a-t-il déploré, pointant du doigt une “campagne de dénigrement”, de “diffamation” et des “comportements de lâches”.

La presse a récemment mis en cause les conditions d’achat du domicile de chef de la DA, soupçonné de corruption.

Né dans le township de Soweto, dans la banlieue de Johannesburg, Mmusi Maimane a été propulsé à la tête de la DA en 2015, un an après son élection au parlement.

Cette promotion express a aussitôt nourri les soupçons de ses adversaires et des observateurs, qui l’ont décrit en homme de paille noir d’un “parti de Blancs”.

La DA a été fondée en 2000 par la réunion de trois partis issus de la minorité blanche du pays.

Eloquent, à l’aise devant les médias, ce consultant de formation, marié à une Blanche et diplômé en psychologie, les a démenti en parvenant à préserver l’unité de la DA.

Polémique
En 2016, son parti a remporté un succès historique aux élections locales en ravissant au Congrès national africain (ANC, au pouvoir) le contrôle de municipalités emblématiques, dont Johannesburg et la capitale politique du pays, Pretoria.

Mais la DA a subi un échec en mai lors des élections générales en ne recueillant que 20,6% des voix, en nette baisse.

Son ancienne cheffe, Helen Zille, une Blanche qui a suscité la polémique en saluant les aspects “positifs” du colonialisme, mène depuis des mois la fronde contre M. Maimane.

Patronne de la DA de 2007 à 2015, Mme Zille s’en était éloignée quelques années. Elle vient de faire son retour au sein de sa direction.

M. Maimane l’a mise publiquement en cause mercredi. Ses commentaires sur le colonialisme “‘n’ont pas favorisé la confiance entre Sud-Africains noirs et blancs et miné le projet du parti”, a-t-il regretté.

Mme Zille, qui s’est exprimée après lui, n’a pas répondu à sa remarque, se contentant de “prendre acte” de sa démission.

Deux jours avant M. Maimane, le maire noir de Johannesburg, Herman Mashaba, avait annoncé sa démission et dit qu’il claquait lui aussi a porte de la DA, pour les mêmes raisons.

“Je ne peux plus m’accommoder d’un groupe de gens qui pensent que la race n’est pas un critère pertinent dans le débat sur les inégalités et la pauvreté en Afrique du Sud”, avait justifié cet hommes d’affaires de 60 ans.

Un quart de siècle après la chute du régime de l’apartheid, la question raciale continue à hanter l’Afrique du Sud.

Au pouvoir depuis l’avènement de la démocratie en 1994, l’ANC a remporté en mai les élections législatives mais avec le plus mauvais score national de son histoire à 57,8% des voix.

Loin du mythe de la nation “arc-en-ciel” défendu par l’icone Nelson Mandela, le pays est considéré comme l’un des plus inégalitaires de la planète.

 

 

 

 

( ENGLISH )

 

 

 

 

 

South African opposition leader Mmusi Maimane announced on Wednesday that he was resigning from his party leadership, torn apart by a debate on the racial issue after his bitter setback in last May's general election.

For weeks, 39-year-old Maimane has been heavily criticized by the Democratic Alliance (DA), a movement widely regarded as a white party, of which he was the first black to take the lead in 2015.

"It is with sadness but to continue my fight for the policy in which I believe and for the country that I like that I leave today my functions", he declared.

In a long statement, the MP justified his decision by the "coordinated attacks" of a part of the party opposed to its policy in favor of the black majority of the country.

"I have taken steps to promote greater diversity (...) especially for young black candidates," said Mmusi Maimane, recalling that in his eyes, "the emancipation of blacks does not mean the subjugation of whites ".

"In recent months, it became clear that there was a group within the AD that did not agree with me," he lamented, pointing to a "smear campaign", "Defamation" and "cowardly behavior".

The press recently questioned the conditions of purchase of the home of the head of the DA, suspected of corruption.

Born in the township of Soweto, in the suburbs of Johannesburg, Mmusi Maimane was propelled to the head of the DA in 2015, a year after his election to parliament.

This express promotion immediately fed the suspicions of his opponents and observers, who described him as a black straw man of a "white party".

The DA was founded in 2000 by the meeting of three parties from the white minority of the country.

Eloquent, comfortable in front of the media, this training consultant, married to a Blanche and a graduate in psychology, denied them by managing to preserve the unity of the DA.

Controversy
In 2016, his party achieved historic success in local elections by vying the ruling African National Congress (ANC) for the control of iconic municipalities, including Johannesburg and the country's political capital, Pretoria.

But the DA suffered a failure in May in the general elections by collecting only 20.6% of the vote, down sharply.

His former head, Helen Zille, a White who sparked controversy by saluting the "positive" aspects of colonialism, has been leading for months the sling against Mr. Maimane.

Patron of the AD from 2007 to 2015, Ms. Zille had moved away a few years. She has just returned to her leadership.

Mr Maimane publicly challenged it on Wednesday. His comments on colonialism "did not foster trust between black and white South Africans and undermined the party's plan," he lamented.

Ms. Zille, who spoke after him, did not respond to his remark, merely "take note" of his resignation.

Two days before Mr. Maimane, the black mayor of Johannesburg, Herman Mashaba, had announced his resignation and said he was also banging at the door of the DA, for the same reasons.

"I can no longer accommodate a group of people who believe that race is not a relevant criterion in the debate about inequality and poverty in South Africa," the business man of 60 years.

A quarter of a century after the fall of the apartheid regime, the racial issue continues to haunt South Africa.

In power since the advent of democracy in 1994, the ANC won the legislative elections in May but with the worst national score in its history at 57.8% of the vote.

Far from the myth of the "rainbow" nation defended by the icon Nelson Mandela, the country is considered one of the most unequal on the planet.

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