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Guinée : des manifestants blessés par balles lors de heurts avec les forces de l'ordre (AFP)

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Des manifestants ont été blessés par balles lundi à Conakry quand la marche organisée par l’opposition derrière les cercueils de Guinéens tués lors de récentes manifestations a dégénéré en heurts avec les forces de l’ordre, a constaté un correspondant de l’AFP.

Le correspondant de l’AFP a vu au moins deux manifestants atteints par balle. “Nous avons reçu sept blessés, dont quatre (touchés) par balle” dans le haut du corps, a dit le Dr Seny Fofana, praticien dans une clinique proche.

Affligés ou en colère, des centaines de Guinéens ont défilé à pied ou à moto dans le quartier de Bambeto sous haute tension aux cris de “Justice pour les morts” et “Alpha, assassin”, derrière les cercueils de onze manifestants tués lors de protestations contre un éventuel troisième mandat du président Alpha Condé.

Les affontements ont éclaté sur le trajet, jalonné de pick-up de police, entre l’hôpital, où les familles et l’opposition avaient récupéré les corps, et la mosquée, où était prévue une prière avant l’inhumation.

La Guinée, petit pays de 13 millions d’habitants, pauvre malgré d’importantes ressources minières, est en proie depuis le 14 octobre à une intense contestation. L’opposition chiffre à 14 le nombre de manifestants tués depuis cette date. Des dizaines d’autres ont été blessés, des dizaines arrêtés et jugés. Un gendarme a également trouvé la mort.

“Je ne pardonnerai pas à Alpha Condé”
La protestation vise le projet prêté au président Condé de briguer sa propre succession en 2020. Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), qui mène le mouvement, a voulu transformer en “marche funèbre” les funérailles des 11 manifestants. Il avait prévu cette marche mercredi dernier. Mais les autorités avaient annoncé au dernier moment qu’elles ne restitueraient pas les corps dans l’immédiat car des autopsies, selon elles, étaient toujours en cours.

Les corps ont finalement été acheminés directement lundi matin à l’hôpital de l’Amitié sino-guinéenne. 

“Je ne pardonnerai pas à Alpha Condé qui a ordonné de tuer mon unique garçon”, a déclaré un homme d’une soixantaine d’années avant de s’effondrer alors que la foule attendait la mise à disposition des corps qui devaient ensuite être chargés dans des corbillards estampillés FNDC.

M. Condé a lancé en septembre des consultations sur la Constitution, “concentré d’intérêts corporatistes” selon lui. Pour ses adversaires, il ne fait aucun doute que M. Condé entend réviser la Constitution pour concourir à un troisième mandat présidentiel en 2020 alors que le texte actuel en limite le nombre à deux.

A 81 ans, M. Condé ne confirme ni n’infirme les intentions qui lui sont attribuées. Les tensions actuelles font redouter à la communauté internationale une escalade dans un pays coutumier des manifestations et des répressions violentes.

 

 

 

 

( ENGLISH )

 

 

 

 

Protesters were shot and wounded on Monday in Conakry when the opposition march behind the coffins of Guineans killed in recent protests escalated into clashes with law enforcement, an AFP correspondent said.

The AFP correspondent saw at least two protesters shot. "We have received seven wounded, four of whom were shot in the upper body," said Dr. Seny Fofana, a practitioner at a nearby clinic.

Afflicted or angry, hundreds of Guineans marched on foot or by motorbike in the neighborhood of Bambeto under high tension with cries of "Justice for the dead" and "Alpha, assassin", behind the coffins of eleven protesters killed during protests against a possible third term of President Alpha Condé.

The clashes broke out on the way, marked out by police pick-ups, between the hospital, where the families and the opposition had recovered the bodies, and the mosque, where a prayer was planned before the burial.

Guinea, a small country of 13 million inhabitants, poor despite significant mineral resources, has been suffering from an intense protest since October 14th. The opposition figures at 14 the number of demonstrators killed since that date. Dozens more were injured, dozens arrested and tried. A policeman also died.

"I will not forgive Alpha Condé"
The protest concerns the project loaned to President Condé to seek his own succession in 2020. The National Front for the Defense of the Constitution (FNDC), which leads the movement, wanted to transform into a "funeral march" the funeral of the 11 demonstrators. He had planned this march last Wednesday. But the authorities had announced at the last moment that they would not restore the bodies immediately because autopsies, according to them, were still in progress.

The bodies were finally sent directly Monday morning to the Sino-Guinean Friendship Hospital.

"I will not forgive Alpha Conde who ordered to kill my only boy," said a man in his sixties before collapsing as the crowd waited for the bodies to be loaded. in hearses stamped FNDC.

Condé launched consultations in September on the constitution, "a concentration of corporatist interests" according to him. For his opponents, there is no doubt that Mr. Condé intends to revise the Constitution to compete for a third presidential term in 2020 while the current text limits the number to two.

At the age of 81, Mr. Condé neither confirms nor denies the intentions attributed to him. The current tensions make the international community fear escalation in a customary country of violent demonstrations and repression.

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