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Le Soudan, un an après la chute d'Omar el-Béchir

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Le 11 avril 2019, l'ancien président soudanais était renversé par une contestation populaire. Entre nouvelles libertés et difficultés économiques, nous avons fait le point sur ce qui a changé depuis la révolution.

En arabe, "thawra" signifie "révolution".

L'an dernier, ce cri du cœur avait poussé des centaines de milliers de Soudanais, des jeunes pour la plupart, à manifester chaque soir, dans les rues, pendant des mois.

Ce cri avait ensuite entraîné la destitution d'Omar-el-Béchir, et avec lui la chute d'un régime politique en place depuis près de trente ans.

Aujourd'hui, cet élan révolutionnaire reste incarné par ces manifestants. Dans ce pays où les deux tiers de la population ont moins de 25 ans, les jeunes générations croient encore en un avenir meilleur.

Pour Hadeel Osman, une jeune cinéaste soudanaise, il s'agit même déjà d'une réalité.

"Nous avons le sentiment que désormais nous pouvons faire plus. […] On peut constater qu'il y a un gros changement d'attitude ces derniers mois comparé à avant, parce qu'il y a cette facilité de mouvement. On peut entreprendre plus facilement. On se sent plus en sécurité. Les choses sont plus simples."

Course contre la montre

Ce sentiment de liberté nouvelle encourage certains à soutenir leurs nouveaux dirigeants, et à s'investir.

Exemple dans cette université de Khartoum, où des étudiants contribuent bénévolement à la lutte contre le coronavirus en fabriquant des flacons de gel hydroalcooliques.

Ahmed vient tout juste de terminer ses études de chimie :         

"Je ne pensais pas que cela arriverait, que ce changement serait vraiment là. Des choses ont changé, oui, mais pas de manière drastique. Les véritables changements dont nous avons besoin n'ont pas encore eu lieu. Je ne pense pas qu'on puisse effacer 30 ans de régime comme ça. Nous avons besoin de temps mais je pense que nous sommes sur la bonne voie."

Le gouvernement de transition demande depuis du temps. Ce dernier est engagé malgré lui dans une course contre la montre.

L'inflation galopante, les pénuries de matières premières et le manque de liquidités maintiennent le Soudan dans la crise économique. Ces éléments déclencheurs de la révolution sont toujours d'actualité.

Un conseil souverain constitué de civils et de militaires assure la gestion du pays pendant une phase transitoire de trois ans avant des élections prévues en 2022. Le gouvernement de transition a fait du redressement économique l’un des enjeux majeurs de sa politique.

Sur tous les fronts

En attendant, les files d'attente s'allongent devant les boulangeries à cause du manque de farine, ou devant les stations-services en quête d'essence.

Mohamed, par exemple, attend dans sa voiture depuis des heures :

"Je suis dentiste et aujourd'hui je n'ai pas pu aller travailler car je suis obligé d'attendre pour avoir de l'essence. Il faut que je remplisse le réservoir pour pouvoir aller travailler les prochains jours".

L'urgence du redressement économique complique l'action d'un gouvernement qui doit se battre sur tous les fronts, comme l'explique Mohamed El Naïr, professeur d'économie :

"Parmi les préoccupations du gouvernement pendant cette période de transition, il y a la paix et les questions liées à la communauté internationale, à l’exclusion du Soudan de cette communauté internationale. Mais la question la plus importante reste celle de la subsistance de la population."

La révolution soudanaise célèbre son premier anniversaire mais son sort reste incertain. 

Le gouvernement de transition fait encore face à de nombreux défis pour améliorer les conditions de vie des Soudanais. Il peut néanmoins compter, pour l'instant, sur le soutien des acteurs de cette révolution.

 

 

 

( ENGLISH )

 

 

 

 

On April 11, 2019, the former Sudanese president was overthrown by a popular protest. Between new freedoms and economic difficulties, we took stock of what has changed since the revolution.

In Arabic, "thawra" means "revolution".

Last year, this cry from the heart had prompted hundreds of thousands of Sudanese, mostly young people, to demonstrate every night on the streets for months.

This cry then led to the dismissal of Omar-el-Béchir, and with it the fall of a political regime in place for almost thirty years.

Today, this revolutionary impulse remains embodied by these demonstrators. In this country where two thirds of the population is under 25, the young generations still believe in a better future.

For Hadeel Osman, a young Sudanese filmmaker, this is already a reality.

"We feel that now we can do more. […] We can see that there has been a big change in attitude in recent months compared to before, because there is this ease of movement. We can undertake more easily. We feel more secure. Things are simpler. "

Race against time

This feeling of new freedom encourages some to support their new leaders, and to get involved.

Example in this university of Khartoum, where students contribute voluntarily to the fight against the coronavirus by manufacturing vials of hydroalcoholic gel.

Ahmed has just finished his chemistry studies:

"I didn't think it would happen, that this change would really be there. Things have changed, yes, but not drastically. The real changes that we need have not yet happened. I don't think we can erase 30 years of regime like that. We need time but I think we are on the right track. "

The transitional government has been asking for time. The latter is engaged despite himself in a race against the clock.

Rising inflation, shortages of raw materials and lack of liquidity keep Sudan in the economic crisis. These triggers for the revolution are still relevant.

A sovereign council made up of civilians and soldiers ensures the management of the country during a transitional phase of three years before elections scheduled for 2022. The transitional government has made economic recovery one of the major challenges of its policy.

On all fronts

In the meantime, the queues are getting longer in front of the bakeries because of the lack of flour, or in front of the petrol stations in search of petrol.

Mohamed, for example, has been waiting in his car for hours:

"I am a dentist and today I could not go to work because I have to wait for gas. I have to fill the tank to be able to go to work the next few days."

The urgency of economic recovery complicates the action of a government that must fight on all fronts, as Mohamed El Naïr, professor of economics explains:

"Among the concerns of the government during this transitional period are peace and issues related to the international community, excluding Sudan from this international community. But the most important question remains that of the subsistence of the population."

The Sudanese revolution celebrates its first anniversary but its fate remains uncertain.

The transitional government still faces many challenges to improve the living conditions of the Sudanese. It can nevertheless count, for the moment, on the support of the actors of this revolution.

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